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Les chiens sont nos amis surtout quand ce sont ceux des autres.

Jeudi 27 août 2009

Quel émoi dans le quartier quand la vielle femelle labrador qui n’en pouvait plus de se traîner mit bas pour la première fois au risque de sa vie.
Mais voyant l’intérêt pécuniaire qui reviendrait à sa maîtresse, on ne compta pas sauf l’argent qu’elle pourrait rapporter …!
Et les paris furent lancer quant au nombre de petits chiots qui viendraient à naître.

Enfin, ne nous hâtons pas de juger trop rapidement la propriétaire qui reconnut à cette occasion, s’être rapprochée de l’animal. Avant on n’avait peu d’égard pour cette femelle que celui d’ouvrir le portail au crépuscule pour l’envoyer déposer ses précieux besoins à l’extérieur de la propriété en toute discrétion !

Mais vous devinez bien que pour en arriver là, il y avait bien un autre phénomène : le papa labrador qui vivait dans la même copropriété que cette dernière.

Comme le décrit si bien le film “Marly et moi” le labrador est un sympatique animal de compagnie sauf que dans le cas échéant croiser ce “tas de muscles” mal environné résultait de prendre le risque de se faire bousculer violemment ou même de se faire accrocher …. : ce qui arriva.

Quelques semaines après son arrivée, à la hauteur de sa spectaculaire croissance, ce chien ne pouvait plus se limiter aux quelques mètres carrés autour de la maison de ses maîtres et voulut découvrir d’autres horizons.

C’est ainsi que son occupation principale était de “défoncer” le grillage et il y parvint maintes fois jusqu’à la pose d’un système électrique. Entre temps, il fut attaché ce qui fit augmenter son aggressivité. C”est à se demander si ce chien à l’instinct de chasse développé n’aurait pas plutôt mériter quotidiennemnt des ballades vers de grands espaces où il aurait pu courir en toute liberté et sécurité pour les personnes.

Cependant, je ne jette pas la pierre aux propriétaires de chien car en d’autres lieux, j’ai connu des maîtres qui ont su répondre aux besoins spécifiques de leur chien de façon mûrie, raisonnable et à la hauteur des moyens et du temps qu’il faut y consacrer.

Pour en revenir à nos petits labradors : il naquit quatre chiots. Dans le quartier, deux vinrent tenir compagnie respectivement à leurs parents, un autre à un voisin. On nous fit grâce du quatrième qu’on avait bien essayé de nous refourguer et qui partit loin d’ici. Plus ceux d’une famille qui vint s’installer, la population canine augmenta de façon fulgurante et en particulier par la prédominance d’une race au point qu’on suggéra de baptiser la voie principale du quartier “rue des labradors”.

Ne croyez pas que je n’aime pas les chiens car ils sont mes amis d’autant plus s’ils respectent les règles de bases du civisme envers les humains et leur bien. Ce que je condamne : c’est l’irresponsabilité de certains maîtres.

Pour ne citer, qu’un exemple, je parlerai des déjections canines. Quand vous suggérez aux potentiels propriétaires des animaux de les ramasser, on vous renvoie souvent qu’elles appartiennent à tous les chiens de la terre sauf à leur “progéniture”. Pourtant, contrairement aux idées reçues les déjections canines ne sont ni des engrais et les brûlures qu’elles occasionnent sont irremédiables et sont suceptibles de transmettre des pathologies parasitaires bactériennes ou virales.

C’est ainsi qu’une région de Suisse, pour identifier les responsables, a fait passer une loi qui permet d’analyser génétiquement les crottes des animaux.
Aussi cette méthode pourrait s’avérer utile si comme le conseillait un internaute dans un blog, on devait cibler les poignées des maîtres en les tartinant avec la magnifique substance pour les sensibiliser aux conséquences de leurs négligences.

Enfin, je n’irai pas jusque là, car je ne saurais m’abaisser à de telles mésactions. Après avoir ramassé les crottes de chien de chacun, j’ai essayé de faire constater aux propriétaires les faits et de proposer des solutions comme tenir leur chien en laisse le temps de la traversée du quartier …
Vu la malhonnêteté des personnes, le dialogue n’a pu aboutir. De plus, ceci m’a valu de recevoir des menaces de violence.

On dit que la violence est le recours des faibles. Dans le cas présent, j’ajouterai des irresponsables.

A notre époque, les collectivités ne sachant comment résoudre les problèmes de sécurité et d’insalubrités liés aux négligences de certains propriétaires d’animaux domestiques sont obligés de mettre au point des dispositifs et rappeler des règles d’hygiène et de civisme évidentes au sens commun.
Aussi suis-je épris de compassion pour ces chiens qui sont victimes de l’irresponsabilité de leur maître qui les réduisent à une fonction de “nain de jardin”.
N’ont-ils pas le droit, ces êtres à une existence décente qui correspondrait de façon mesurée à celle de la condition de l’animal de compagnie ?

Pilounie PATOUNIE